Je n'ai pas besoin d'aide, je n'ai besoin de personne, je ne veux pas être sauvée, alors ne cherchez pas, me tendre la main serait inutile. Je sélectionne attentivement celles qui pourront me toucher, et non pas de par ma valeur, bien au contraire...
Je suis à un tournant de ma vie où je sens mes choix irréversibles, et après tout, je ne devrais peut-être pas les regretter. J'aurais simplement apprécié que les choses se déroulent de manière différente, et surtout pas si brusquement, non. J'aurais aimé appercevoir en moi encore et encore leur main sur mon épaule, et la mienne sur les leurs, mais j'ai tout fais trop vite, de nature impatiente que tu es Amandine, je ne voulais pas qu'ils partent comme ça, non, pas si vite...
"Ils" ce sont eux, il, lui, elle, toi, vous, et tout ces autres trucs. Ce sont les choses qui maintiennent, les "trucs" de l'équilibre, la source du fameux secret d'un esprit stable et heureux. Ces pierres qui batissaient mon édifice, j'en ai brusquement retirée une ou deux et voilà mon édifice, mon monument, ma tour, mon pont, ma maison... Détruite. En mille morceaux. Il ne reste que deux trois pierres, ces trois malheureuses pierres qui tentent de maintenir les fondations, tant bien que mal, quoique fragilisées par ma brusquesse.
Je réussi à le détruire seule, mon édifice. Quoi qu'avec l'aide que quelques pierres fissurées d'où je croyais voir provenir le problème. Je sais maintenant que le problème ne vient pas que de ces pierres, mais qu'elle y sont certes pour quelques choses.
Après tout, comme l'on le dit, il n'y a jamais du fumée sans feu...
Mais comment l'éteindre? Qui jouera le rôle de l'extincteur? Quand? Quel évènement? Pourquoi? Devrais-je attendre des années? Serais-je obligée de supporter ce mal-être qui m'est peu familier encore longtemp? La solitude me rongera-t-elle tous les os?
Tant de questions que je me pose...
Pourrais-je un jour y remédier? Les résoudre? Les rendre ridicules jusqu'au point de me dire qu'elles n'ont pas lieu d'être?
Elles ont parfaitement tout lieu d'être pour le moment...
Et elles s'accumulent.
Comment ils ont pû me sentir aussi différente? Comme un homme transformer en monstre?
Ai-je tellement changer au fond?
Je ne le pense pas.
Suis-je un monstre?
Ceci n'est pas si sûr...

